Howtos GNU/Linux .: kozaki :. Howtos GNU/Linux

Guide de Survie sous LinuxI - L'Installation

kozakiPourquoi Linux

Si la question vous turlupine encore, vous pouvez vous rendre sur la page de présentation, où un article court vous présente les avantages, et les défauts (bien sûr qu'il y en a) de passer à une distribution Linux.

Choix d'une distribution

Les images iso téléchargeables avec des commentaires sur chacune d'elles sont sur http://www.linuxiso.org, et sur Distrowatch (excellent!). kozaki Pourquoi Linux tente d'éclaircir le sujet, et la page Distribs va un peu plus loin de ce site (avec les distributions Live CD)

Tout dépend de votre matériel et de ce que vous voulez faire :

Les distributions généralistes se présentent le plus souvent sous la forme d'un à quelques cd-rom (ou 1 DVD), et contiennent un nombre parfois phénoménal de programmes préconfigurés. De plus, elles sont munies d'un système d'installation perfectionné qui intègre par exemple un partitionneur de disque dur graphique sur Mandrake/Mandriva.
Maintenant si vous voulez monter un routeur firewall pour sécuriser un LAN, ou une distrib spéciale pour petits PCs, vous prendrez la distribution adéquate (IPCop pour le routeur-firewall, Drinou etc. pour petit PC, ...)
Si vous hésitez toujours, trouvez un ou 2 mags Linux chez votre buraliste préféré, ou regardez les différentes distributions présentées sur cette page.

  • Si vous avez un PC moderne (type Pentium II & + ou AMD) avec cd-rom, la plupart des grandes distributions conviendront (RedHat, Suse, Mandrake/Mandriva, Debian, Slackware,...).
  • Si vous avez un PC plus ancien (même un 486), faites attention à ne pas prendre une distribution compilée spécialement pour Pentium (telles Suse ou Mandrake/Mandriva). Prenez plutôt une Debian ou une Slackware. Vous pouvez aussi télécharger une distribution de Mandrake/Mandriva compilée spécialement pour 486, ou utiliser une des distributions spécialement adaptées aux (toutes) petites configurations !
  • Si vous avez un Mac, voyez du côté de linuxppc ou Suse, voire Debian. Les dernières versions seraient assez faciles à installer.
  • Si vous avez un Alpha, vous avez Red Hat, Debian ou Suse. Sur Sparc, vous avez Red Hat ou Debian.
  • Si vous n'avez pas de lecteur de cd-rom, vous pouvez en emprunter un le temps de l'installation, ou bien faire une installation par réseau (le réseau peut être de type Ethernet ou un simple câble Null-modem série ou Null-printer parallèle (câble pour transferts de fichiers). Dans ce cas, vous devez aussi avoir sous la main une machine Linux contenant un cdrom d'installation et vous y donnant accès par nfs . Vous pouvez aussi installer par ftp dans certains cas. Excellente liaison indispensable !!
    Autre possibilité : certaines distributions comme Slackware ou Debian sont prévues pour être tronçonnées en disquettes, et un PC sous DOS pourra facilement générer les (nombreuses !) disquettes nécessaires à l'installation.

Le cas particulier : la Debian est déclinée en 3 versions :

  • stable (programmes obsolètes, inutilisable pour le bureau - stable ne signifie pas que les programmes sont stables, seulement qu'une cohérence entre les programmes est assurée)
  • testing (la version raisonnablement utilisable)
  • unstable (les dernières versions des programmes, mais pas de validation de l'ensemble de la distribution)

Le choix peut aussi porter sur le support où vous comptez réaliser l'installation. Par exemple, certaines distributions acceptent de s'installer sur une partition DOS/Windows (système UMSDOS). C'est moins bien, mais c'est plus simple... au début au moins. Certaines sont même faites pour cela : winLinux, DosLinux. Il existe aussi une distribution faite pour s'installer sur une disquette zip (Zipslack). C'est commode, mais avec 100 Mo, on ne fait plus grand-chose de nos jours.

Le choix peut aussi porter sur la place et la RAM dont vous disposez.

Les Suse, Mandrake/Mandriva, Fedora et apparentées sont de vrais mastodontes, et leur installation est impossible en dessous de 200 ou 300 Mo d'espace libre. Si vous êtes dans ce cas, rabattez-vous sur les distributions plus modulaires telles Slackware ou Debian ; elles permettent de descendre jusqu'à 20 - 40 Mo !

Le même problème se pose si votre RAM est trop exiguë. Même en mode console, les dernières Slack ne s'installent pas avec 8Mo de RAM, et la plupart des grosses distributions peinent avec 16 Mo (Mandrake/Mandriva a besoin de 48 Mo). Dans tous les cas, des gros programmes comme OpenOffice demandent 128 Mo minimum !

Le choix peut aussi être de...ne pas installer Linux sur un disque.

Certaines distributions s'exécutent directement depuis le support d'installation en mémoire vive (dans un ramdisk). C'est le cas essentiellement des :

  • micro-distributions (microlinux, tomsrtbt http://www.toms.net/rb/, linuxrouteur http://www.linuxrouter.org, de mininux qui supporte le système Reiserfs http://mininux.free.fr,
  • Live CDs comme Knoppix ou Mandrake/MandrivaMove qui sont de vraies distribs complètes (avec kde et/ou Gnome) : Elles ne nécessitent pas d'être installées sur votre DD, et permettent de tester Linux en français sans l'installer (à partir du CD et de votre RAM). On les a regroupées ici.

Distribs spécial bidouilleur

Parmi les distributions à la mode, citons Gentoo ( http://www.gentoo.org ), très originale au niveau de son système d'installation nommé Portage. Sur cette distribution, vous installez à partir des sources. Mais l'intérêt par rapport aux autres distributions est que l'étape de configuration de la compilation est automatisé par rapport à votre système. Vous obtenez donc un système totalement cohérent et adapté à vos besoins.

Pour les puristes absolus, LFS (Linux From Scratch : http://www.linuxfromscratch.org ) est un mode d'emploi plus qu'une distribution : c'est vous qui faites votre distribution vous-même. Inutile de dire que la Mailing-list chauffe pas mal...

Enfin, il est possible d'installer Linux sous Windows. La merveille qui fait cela s'appelle Cygwin (http://www.cygwin.com/). Il s'agit d'une distribution fonctionnant en émulation sous Windows. Elle est assez complète : utilitaires, shell, Xfree, compilateurs, débogueurs et bibliothèques de développement (700 Mo en tout), mais est soumise à certaines limitations de Windows.

Téléchargez la distribution

1 à 3 CDs pour les principales distribs.

Vérifieez l'intégrité de l'image du CD (les ISO téléchargées), avec md5sum sous Windows.

Pour vérifieer qu'un fichier est bien le vrai fichier original, on calcule la somme MD5 du fichier, et on la compare à la somme MD5 officielle. Deux fichiers ayant la meme somme MD5 sont normalement identiques.
Pour calculer la somme MD5 d'un fichier sous Windows, utilisez le petit programme GPL MD5Summer. Il faut ensuite comparer le rémultat obtenu avec celui indiqué sur la page de téléchargement :

Gravez les en tant qu'image ISO, pas en tant que data car sinon vos CDs vous serviront de... bah, freesbee au mieuxOuiiin !
Donc, trouvez dans votre logiciel de gravure le menu qui vous permet de graver un CD à partir de son image ISO !.

Liens :
* O se procurer GNU/Linux? quelles sont les différences...
* Guide pour utiliser md5
* Guide pour tester une iso avec md5 et la graver

Commencer l'installation

Sur PC

kozakiL'idéal est d'ouvrir la page de doc inclus sur le CD1 de toutes les distribs, car tout y est expliqué de façon spérifieque pour la distrib.

Si vous ne trouviez pas cette doc, commencez à faire un tour dans le BIOS du PC :

  • Pour cela appuyez sur la touche <Suppr> ou <F2> (ou selon le manuel de votre carte mère) pendant le début du démarrage du PC. Si vous ne savez vraiment pas comment faire, essayez de démarrer en ayant débranché le disque dur.
  • Dans le Bios, désactivez la protection anti-virus, sinon vous risqueriez de ne pas pouvoir écrire votre système de boot.
  • Ensuite, choisissez la manière dont votre ordinateur doit démarrer pour l'installation (disquette ou cdrom, option possible à partir des Pentium 150)

Rappelons que le BIOS des PC est un petit programme incorporé à la carte-mère, dont le rôle est de gérer le matérial et le démarrage : nombre, emplacement et type des disques, IRQ, mémoire vive, disque à démarrer... Vous pouvez consulter le guide du BIOS

Il y a plusieurs manières de démarrer l'installation :

  1. À partir du cdrom. La plupart des distributions sont livrées sur un cdrom bootable. Ce qui fait que si votre PC accepte de booter sur cdrom, vous insérez le cdrom et vous démarrez. Enfantin.
  2. À partir d'une disquette de boot, fournie avec la distribution ou bien à faire soi-même. Lisez les instructions écrites sur le cdrom. Sur certaines distributions, il en faudra deux.
      Pour générer la disquette sous DOS, il faudra utiliser le programme rawrite, ou bien dd sous Linux. (dd if=fichier_image of=/dev/fd0 bs=512)
    he heces programmes sont capables de copier une image de disquette présente sur un disque à l'identique sur une disquette.
    Si vous n'avez pas de cdrom sur la machine, c'est la seule méthode envisageable.
    Bootez ensuite sur la disquette et suivez les instructions.
  3. À partir de DOS/Windows. La plupart des distributions ont un programme DOS capable de démarrer l'installation. Sous RedHat, c'est autoboot.bat dans \dosutils. Sur Mdk 9 et plus, ne cherchez pas, il n'y en a plus.

Sur Alpha et Sparc (D'après Yann Morere)

Pour l'installation (et surtout le boot à partir de disquette) il faut créer 2 disquettes de démarrage pour une RedHat 6.0 et une seule pour une RedHat 6.2. L'une d'elle est le boot disk et l'autre le root disk. La procédure de création des disquettes est la même que pour l'installation sur un PC. On peut utiliser rawrite. Les deux images boot et root doivent se trouver dans le répertoire images.

Lors du premier démarrage, inserrer la disquette boot et, après les tests de la machine, interrompre le boot par STOP-A (sur un clavier Qwerty, il faut taper STOP-Q). Pour la station alpha un bon vieux CTRL-C fera l'affaire.


Sun Sparc IPX

Ensuite taper n et se laisser guider par les menus. Normalement pour booter sur la disquette vous devrez taper une commande comme : boot floppy.

Sun Sparc Classic

Il suffir de taper : boot floppy. Sinon la commande help vous donne toute l'aide nécessaire.

La station va redémarrer et booter sur la disquette, elle va charger le noyau et va ensuite vous demander la disquette root. Insérez-la et appuyez sur <Enter>. Normalement votre Linux est démarré, et il ne vous reste plus qu'à l'installer. La suite de l'installation est la même que pour un PC.

Si votre ancien OS boote malgré tout, il faut interrompre le boot n tapant lors du démarrage <STOP-A> (STOP-Q sur un clavier Qwerty). Ensuite se laisser guider par les menus. (n pour le nouveau menu).

Ensuite, pour booter la machine, il faut taper une des commandes suivantes :

	boot /sbus/esp/sd4,0
	boot /sbus/esp/sd1,0
AlphaServer

Comme pour les Sun j'ai réalisé l'installation à partir du net avec une connexion FTP à partir des deux disquettes de boot et root (faites à partir de rawrite). Ensuite il suffit de démarrer la station avec la disquette boot dans le lecteur. Après ces premiers tests vous avez l'invite > > > et vous allez indiquer que vous voulez booter sur la disquette par la commande b dva0. Si vous désirez plus d'informations, faites help boot. Ensuite il y a un accès sur la disquette, il s'agit du chargeur aboot qui démarre. Ce dernier vous rend la main par aboot> et là vous répondez <0> (ceci est la configuration qui charge le noyau de la disquette).

Lors du partitionnement du disque de boot, il faut faire attention, si vous choisissez d'installer aboot, de commencer la première partition au cylindre 2.
En effet aboot s'installe sur le premier cylindre.
Aboot charge alors le noyau, et cela peut être très long (on peut même penser que c'est planté au bout de 25min) puis le noyau se charge. Une nouvelle invite vous propose de remplacer la disquette boot par la disquette root ce que vous vous empressez de faire. Le noyau finit de booter et vous arrivez sur la page d'accueil d'installation de la distribution. Il ne vous reste plus qu'à faire l'installation comme avec un PC.

Si vous êtes moins chanceux et que vous installez à partir du CD-Rom (dkaxxx ou xxx vaut 400 500 suivant l'ID SCSI du CD-Rom) il vous faudra entrer la ligne de commande suivante :
> > >boot dkaxxx -fi /kernels/generic.gz -fl root=/dev/scd0, bootdevice=/dev/sr0

Le disque dur et les partitions

Probablement le problème le plus complexe. Tout d'abord, remettons les pendules à l'heure. Si "c'est plus simple" sous Windows, c'est uniquement parce qu'on l'installe sur un disque vierge. Partitionner un disque dur à chaud, c'est à dire sans détruire les données qui s'y trouvent est une opération délicate, et s'arranger pour installer un deuxième système et une méthode de démarrage permettant de choisir le système à démarrer est un autre défi (que Linux relève avec panache).

Rappelons qu'une partition est une zone du disque physiquement distincte des autres zones (ce n'est pas comme les répertoires qui sont des entitées logiques, mais n'ont pas d'existence physique). Chaque partition porte un système de fichiers, qui permet d'écrire des données faciles à retrouver (ex : vfat pour Windows, ext2 pour Linux, etc.).
Les partitions du disque des PC

Les disques durs des PC peuvent supporter 4 partitions par disque (pas une de plus !), qui sont primaires ou étendues. Les partitions primaires sont indivisibles. Donc, seule l'unique partition étendue peut être divisée en partitions logiques : c'est cette astuce qui permet de dépasser les 4 partitions autorisées.

Numérotation des partitions

Si votre disque dur est de type IDE, son nom commencera par "hd". Là, Linux est bien plus logique que les OS Microsoft :

  • Le premier disque de la première nappe est hda, le deuxième hdb ;
  • Si vous avez un ou des disque(s) branchés sur la deuxième nappe, le premier est hdc et le deuxième hdd.
  • Si vous avez des disques UDMA66 avec la nappe qui va bien, ça commence à hde. Dans l'état actuel des choses, il vaut mieux installer ces disques en IDE simple, c'est à dire avec une nappe ordinaire (Numérotation IDE normale).
  • Enfin si votre disque est SCSI, il s'appelle sdx : le premier est sda, le deuxième sdb, etc.

Si votre disque est partitionné son nom ne change pas (non plus que les autres disques) mais on rajoute un Numéro pour chaque partition de chaque disque dur, comme ça : sda1, ... hdb4, etc.
Notez que la Numérotation des partitions logiques commence à 5 (car hda1 à hda3 = partoches primaires et hda4 = partition étendue).

Comment partitionner
  • Si votre disque dur est vierge et que vous voulez Linux tout seul, vous pouvez lancer l'installation directement.
  • S'il est vierge et que vous voulez aussi installer Windows, commencez par
      1) partitionner (avec l'outil de votre choix, comme fdisk sous DOS, QtParted sous Knoppix, Mandrake/MandrivaMove ou avec un microlinux genre tomsrtbt).
      2) installez Windows sur la première partition,
      3) puis installez Linux.
  • Si votre disque dur contient déjà Windows,
      1) Commencez par défragmenter Les partitions Windows, ce qui aura pour effet de rassembler au début du disque tout Windows et libèrera de la place pour partitionner. Puis sauvegardez toutes vos données (précaution indispensable).
      2) Ensuite, partitionnez (avec fips sous DOS, ou Partition Magic). En fait, vous pouvez sauter cette étape si votre distribution possède un partitionneur non destructeur intégré au processus d'installation (Mandrake/Mandriva par ex fait cela à merveille).
Quelles partitions ?

Notez que le minimum absolu pour Linux est...1 partition. En fait, on en utilise souvent davantage.

  1. La swap Presque toutes les distributions vous obligent à utiliser une partition de swap (fichier d'échange). Cette partition servira à écrire lorsque la mémoire vive déborde. Dans le temps, on disait que le swap devait faire le double de la taille de la RAM. Maintenant que le kernel a changé et que les RAM sont énormes ainsi que les disques durs, une fois la RAM est généralement suffisant ; mais vous pouvez metter 2x si vous travaillez sur des applis gros consommateurs: graphisme, video. idéalement placée sur un autre disque dur, ou vers le début du disque (plus rapide). hda5 est donc généralement un bon choix.
  2. / La partition racine du système, obligatoire.
    Plus ou moins grande selon ce que vous mettrez dessus. Sachez que la saturation de cette partition est dangereuse pour le système. Donc éviter tout ce qui peut grandir. Tous les répertoires ci-dessous se placeront ici si vous ne leur spérifieez pas de partition spérifieque !
  3. /home hautement recommandé !
    Ici seront vos données. L'intérêt de les séparer physiquement est de pouvoir par exemple réinstaller Linux sans toucher à vos données ni aux profils utilisateurs (les préférences ou les bookmarks sont dans /home/moi/.programme). Donnez la taille que vous voulez. Le format peut être ext2 ou reiserfs (si votre noyau le supporte).
  4. /usr Facultatif mais recommandé !
    Les programmes sont installés ici. Cette partition doit donc être de grande taille si vous voulez beaucoup de programmes : 1 Go minimum, voire 3 Go à 5 Go si vous voulez tout tester ! Vous pouvez ne pas créer de /usr. Simplement, votre / sera plus grande. Et alors, attention à ne pas installer trop de programmes car ils satureraient /. Le format peut être ext2, ext3 ou reiserfs (recommandé .
  5. /var Facultatif, très utile.
    Votre système écrit rémulièrement ici des données. Comme la partition racine (/) ne doit jamais saturer, il est prudent que les données changeantes soient sur une partition à part.
    Une centaine de Mo peut convenire. Mais il faut compter un peu plus pour Mandrake/Mandriva (qui y place les headers RPM), et beaucoup plus si vous voulez être un serveur apache (> 500 Mo). Format : ext2/3 ou reiserfs.
  6. /root Pour la même raison que /home, puisque /root est le "/home" du chef (l'administrateur système). Format ext2 ou reiserfs.)
  7. /boot Il peut être bon que le système de démarrage soit sur une partition à part. Une bonne raison est l'utilisation d'un système de fichiers Reiserfs sur /, alors que ce système ed fichier n'est pas encore supporté par certains systèmes de boot. Donc un /boot en ext2, de très petite taille (8 Mo). idéalement en début de disque (hda1). Cela rend possible le boot dans certains cas.
  8. /tmp Facultatif : créer une partition spérifieque pour /tmp pour éviter que les fichiers temporaires crées par le système ne polluent la partion racine '/'. De plus, des pbs pouvant advenir sur /tmp pourront être résolus en formatant la partition -et elle seule.
  9. /opt Facultatif. Permet d'y installer vos programmes (ajoutés et/ou compilés après l'install de votre distrib). Utile car cette partition n'est pas concerné en cas de réinstall (du système depuis les CDs), mais déconseillé pour un débutant.
  10. hibernation.
    Si vous voulez faire du « suspend to disk » sur un portable, préparez cette partition avec l'outil spécial, généralement avant tout autre partitionnement.
  11. Partition Windows (Fat 32).
    Ce n'est pas idiot de mettre sur votre disque une partition windows, même si vous n'installez pas Windows. Par ex. pour mettre à jour le firmware de votre i-bead sans passer par les utilitaires windows.

Le choix des paquetages

Le système d'installation va ensuite vous proposer une incroyable quantité de logiciels à installer, généralement groupés par genre.

Si vous choisissez tout, l'installation pourrait prendre pas mal de temps (genre 1 ou 2 heures) et occuper 2 ou 3 Go de disque.
Si vous choisissez peu de choses, vous risquez d'être gênéaux entournures. Essayez de lire l'aide qui accompagne les paquetages. Une idée quand même : si vous comptez installer des logiciels distribués sous formes de source, vous devez avoir tous les outils de développement (langages de bibliothèques), dont le nom finit souvent par dev ou devel. Ça occupe un gros volume, mais c'est plus facile de les installer maintenant qu'ensuite à la main. Les autres programmes sont assez faciles à rajouter ultérieurement.

astuce Conseil : Vous pouvez installer un minimum de choses afin d'aller rapidement. Regardez à la fin si tout marche comme vous voulez, et si oui, "mettez à jour" votre système en rebootant sur le CD en installant tout ce que vous voulez. Vous n'aurez pas besoin de refaire l'opération délicate du partitionnement, puisqu'elle est déjà faite.

L'utilisation de RPM et d'uRPMi sont décryptés ici.

Le mode graphique

Votre logiciel d'installation devrait vous paramétrer plus ou moins automatiquement le mode graphique. Il se peut qu'il échoue.
Dans ce cas, au moins un mode graphique devrait fonctionner : le mode VGA 16 (640 x 480 en 16 couleurs). Ça vous donnera le temps pour installer mieux ensuite.
Si le mode graphique passe bien les tests, vous pouvez accepter que le mode graphique démarre automatiquement au boot.

astuce Si lors du premier reboot, vous tombez sur quelque chose d'inutilisable (clignotements horribles, etc.), rebootez et signalez au gestionnaire de boot que vous voulez démarrer dans un niveau inférieur :
tapez linux 3 à l'invite de LILO (ou e à l'invite de GRUB reconnaissable à l'inscription stage1 stage2 et ajoutez 3 en fin de ligne). Sur certaines distributions (Debian) mettez plutôt S.
Vous arriverez en mode texte et aurez tout le temps pour faire un paramétrage manuel en lançant xorgconfig ou autre commande de configuration de l'affichage graphique.

Le boot

Vers la fin de l'installation, le programme d'installation vous demandera où vous voulez installer le système de démarrage et peut-être quel programme de démarrage vous voulez utiliser.

L'emplacement du système de boot

Votre premier disque dur possède un secteur de boot, qui est automatiquement lu par le BIOS lors du démarrage (master boot record = mbr). C'est généralement ici que vous allez installer le programme de démarrage. Si vous avez plusieurs OS à démarrer, c'est à ce moment que vous devez les déclarer. Généralement, le programme d'installation les trouvera sans votre aide. Le disque dur possède également un secteur de boot par partition. Vous pouvez installer ici votre système de démarrage, mais sachez que vous aurez de toutes façons besoin d'un système de boot sur le mbr qui saura y chercher le démarrage de Linux.

Si vous avez des disques SCSI et IDE dans la même machine, c'est toujours le mbr du premier disque IDE qui sera lu. Donc, n'installez pas lembrsur le disque SCSI !
De plus, Linux ne sait démarrer que sur les deux premiers disques. Comme les disques IDE sont comptés en premier, n'installez pas Linux sur un disque SCSI si vous avez 2 disques IDE..
info Sachez aussi que le processus d'installation de Windows 9X efface le mbr, ce qui oblige, dans le cas d'une machine multi-boot, soit à installer Windows en premier, soit, si l'on installe Linux en premier, à avoir une disquette de boot sous la main pour pouvoir relancer Linux ultérieurement (et reconstituer un secteur de démarrage en multi-boot).

Enfin, la commande magique pour restaurer un mbr défaillant (ou pour revenir à un DOS en effaçant le mbr Linux) est : fdisk /mbr sous DOS.
Avec XP, bootez avec le cd de windows. À l'étape "setup" taper sur la touche " R " (Mise a jour d'une version de windows déjà installé). Au prompt tapez « fixmbr » et le tour est joué.

Le choix du logiciel de démarrage

Les distributions en proposent souvent plusieurs.

  • Lilo C'est le système historique. Il a besoin de connaître l'emplacement physique des fichiers de démarrage (noyau). Souvent un bon choix, mais refuse de booter certaines machines.
  • Grub Beaucoup plus puissant. Il est capable de monter les systèmes de fichiers et de chercher les fichiers à démarrer tout seul.
  • Loadlin C'est un logiciel DOS qui sait booter Linux à partir de DOS/Windows. Pratique si vous utilisez surtout Windows ou si vous ne voulez pas toucher à votre mbr.
  • Les autres sont rarement proposés lors de l'installation. Citons chos ou Xosl (démarreur graphique s'installant sous DOS).

La réinstallation

Peut-on conserver son home lors de la réinstallation de MDK ?

Personnellement j'ai toujours fait des réinstallations en conservant la partition /home et en recréant des utilisateurs avec le même nom que ceux de l'install' précédente. Rémultat : je n'ai jamais eu de soucis !
Càd que je retrouves mes mail, mes mots de passe courrier, configs bureau (que je dois un peu adapter) et applications.yaisse !


Pour les prudents :
Faire attention aux 'id' qu'on trouve dans /etc/passwd et /etc/group :
Lorsque vous créez un user, pensez à spécifier ses id (user id et group id) de façon explicite.

Si vous installez une version différente, il faudra aussi supprimer quelques *fichiers cachés* du répertoire $HOME de votre user pour qu'ils soient recrées proprement. Exemples :
$HOME/.Xauthority, $HOME/.kde si vous changez la version de KDE.

Conclusion

Ceci n'est qu'un petit survol de l'installation de Linux, simplement destinéà aborder l'installation avec les notions de base et à vous faire éviter quelques pièges. Il y a souvent des surprises, pas toujours faciles à démêler, même pour un vieux routier. Lisez bien les explications qui accompagnent votre distribution (présentées sur le CD-Rom 1 de mdk en format html dans le répertoire "Tutoriel"). Ne vous découragez pas, le jeu en vaut la chandelle. Et dès que ça bootera proprement, passez à la suite...

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