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Guide de Survie sous LinuxVI - Gérer la machine

Tout est bloqué !

Blocage partiel

Le serveur graphique X est peut-être bloqué.
Dans ce cas, débloquez-le en pressant les touches <CTRL-ALT-Ret.Arr.>
Celà "kill" (force l'arrêt) de l'affichage graphique avec les éventuelles applications ouvertes, et le redémarre (si il démarre automatiquement au démarrage).

Si vous connaissez un peu le mode console, ou ne voulez pas fermer toutes les applications ouvertes (avec du contenu non enregistré par ex.), passez en mode console avec <Alt-F2> ou <Ctrl-Alt-F2>, loguez-vous (tapez le nom de votre utilisateur et son mot de passe, avec [Entrée] pour valider), et tapez :
ps -aux : cela vous indique les tâches actives. Repérez par son numéro (PID) le programme (processus) qui bloque.
Faites kill numéro. Refaites ps et vérifiez qu'il a bien disparu. Si ce n'est pas le cas, tentez kill -9 numéro. Ça devrait marcher. Repassez en mode graphique avec <CTRL-ALT-F7>. Au cas où ce raccourci ne fonctionne pas, relancez l'affichage en tapant startx et <Entrée>.
Si il reste un processus zombie *et* que ça bloque, essayer de killer les processus encore actifs en rapport avec ce programme. Ou bien killall nom_du_programme_bloqué.

Quitter un programme <Ctrl-c>. Fonctionne aussi pendant le processus de boot. Permet parfois de terminer un boot mal engagé, quitte à corriger l'erreur par la suite.

Si vous aviez tapé par inadvertance sur <Ctrl-S>, vous pouvez débloquer par <Ctrl-q>.

Normalement, le noyau ne devrait pas être bloqué. Vous devriez encore pouvoir y accéder à partir d'une autre console, sauf gros conflit matériel (conflit d'IRQ). Si vous ne disposez pas d'un réseau, attendez un bon bout de temps. Il se peut que ça se débloque tout seul. Si vous êtes vraiment obligé de faire un Reset, le redémarrage pourrait être difficile. Vous serez peut être obligé de faire un fsck -A pour vérifier les volumes sur le(s) disque(s), mais normalement, il se fera tout seul. Si le fsck -A vous jette, faites-le en manuel : fsck -r. Répondez y partout.

Si votre micro est seulement très ralenti, tapez top. Vous verrez peut-être un process occuper tout le processeur à la suite d'une erreur de programmation ou une mauvaise utilisation. Faites un kill et on n'en parle plus (ou tapez k 1234 dans top pour arrêter le processus 1234.

À noter que pour tuer une tâche en mode graphique, xkill est particulièrement commode (il suffit de lancer xkill puis de cliquer sur la fenêtre bloquée). Encore plus rapide dans KDE : <Ctrl-Alt-Esc>, puis cliquer sur le programme bloqué.

Plus moderne : gkill vous affiche toutes les tâches qui tournent et vous arrête celle que vous voulez, graphiquement.

Blocage quasi-total : Employez les Magic Keys

Si votre ordinateur est vraiment bloqué (pour une raison diverse), vous pouvez utiliser des touches spéciales pour redémarrer proprement. Il suffit d'appuyer sur les combinaisons de touches suivantes :

* Alt-Sys-R : Mise du clavier en mode brut. Sans doute utile au cas où l'interface graphique ne répond plus aux commandes clavier/souris. Après cette séquence, presser <ALT> <CTRL> <BACKSPACE> simultanément. Ça tentera de fermer le serveur X et de vous donner la main sur une console (i.e. la combinaison de touches d'urgence pour passer du runlevel 5 au runlevel 3).
* Alt-Sys-S : Synchronisation immédiate des disques durs
* Alt-Sys-E : demande d'arrêt de tous les processus utilisateurs
* Alt-Sys-I : Kill de tous les processus utilisateurs
* Alt-Sys-U : Remontage des partitions en lecture seule
* Alt-Sys-B : Redémarrage, ou Alt-Sys-O : Arrêt

la touche Sys est en haut à droite avec "Imprim' écran"
Si vous compilez vous-même votre noyau (kernel), il faut activer l'option "Magic SysRq Key".

Source : forums, expérience personnelle, le mandrivaclub & mandrivausers.org.

Le boot de secours

Lilo est mort, le mot de passe root est perdu, le disque dur est défaillant, un mauvais kernel et impossible de rebooter sur le précédent etc. Lorsqu'on se retrouve dans ce genre de situation, on aime vraiment pouvoir se concentrer sur la panne elle même et pas sur la manière de booter sur un système de secours. La méthode traditionnelle utilise le CD-ROM d'installation et vise au dépannage d'une Debian, d'une Mandrake (Mandriva) ou d'un FreeBSD présentée par Ernest Cheska

La nouvelle façon suit le même principe au fond, mais est graphique et (bien) plus agréable : Distributions Live CD / USB.

Quel espace est encore libre sur mon disque dur ?

Tapez df -h (disk free). Kdfree = pareil, mais en plus beau.

Un piège ! Il est tout à fait possible qu'un disque disposant de place libre ne veuille plus écrire. La raison. La table des inodes (les descripteurs de fichiers) est pleine. Pour le savoir : df -i».

Pour l'occupation des répertoires : du : Kdu vous répertorie tout le disque ou tout un répertoire.

Comment lire la taille d'un dossier avec du en obtenant seulement le résultat global ?
Taper : du h -max-depth=0 /home (par exemple) ou du -s.

(Merci à Alain AUBERT et à Damien CHRISMENT).

  • Un autre petit programme très intéressant est filelight

Mon disque déborde ! que supprimer sans danger ?

Une fois de plus, ce genre de manip sera plus facile avec un système qui gère des packages (Redhat, Debian, Mandriva, Ubuntu et consors), de préférence en mode graphique. Désinstallez en priorité les plus gros packages.

- Si vous n'installez que du compilé, supprimez les librairies de développement (pour les trouver : rpm -qa|grep devel)

- Supprimez les shells et file managers que vous n'utilisez pas (rpm -qa|grep sh et rpm -qa|grep fm), ainsi que Midnight Commander (mc) si vous utilisez des outils plus modernes.

- Supprimez les window managers que vous n'utilisez pas (rpm -qa|grep fm pour les trouver). Un seul suffit. Certains wm tels Afterstep n'apparaîtront pas avec la commande précédente. À vous d'adapter.

- Supprimez tous les programmes qui vous ont servi à faire des paramétrages (XF86Setup, XF86Vga16 si vous êtes en SVGA, xf86config, SuperProbe, Xconfigurator, mouseconfig, sndconfig etc...) ou qui ne servent plus (mkbootdisk si votre disquette de boot est faite...)

- Supprimez les programmes qui font double emploi (Xpaint et xv si vous avez Gimp,lynx si vous naviguez avec Netscape ou konqueror, Acrobat Reader si vous avez kde ou Staroffice ou ghostscript ...).
À noter que les systèmes modernes complets (Gnome, kde) installent des versions de beaucoup de programmes standards de X window (kmines et gnomineur en plus de xdemineur ...). Les vga games et les bsd games sont carrément nuls, sauf exception. Le navigateur Arena est plutôt obsolète.

- Supprimez les programmes pas franchement utiles : xbanner, xpinguin, xeyes, xfishtank, xsnow, xdaliclock ... Certains autres sont utiles, mais pas pour tout le monde (ex : gnuplot, traceur de courbes mathématiques)

- Supprimez les dictionnaires étrangers de Ispell (dans /usr/lib/ispell) si vous n'en avez pas l'usage (gain : ~1Mo par langue). Supprimez aussi les dossiers de langues étrangères de KDE et du système (/usr/share/doc et /usr/share/locale par ex.)

- Supprimez un max d'économiseurs d'écran et de fonds d'écran (à la main en général, car tous sont dans un même package).

- Supprimez les systèmes de démarrage graphique automatique (xdm, kdm) si vous préférez taper startx ou travailler en mode texte.

- Si vous ne comptez pas recompiler le noyau ou d'autres programmes, supprimez le source (dans /usr/src/linux). 70 Mo gagnés.
attention Ça peut vous empêcher de compiler certains programmes.
Pensez aussi à virer les vieux noyaux qui ne vous servent plus (dans /boot), ainsi que les modules qui vont avec (dans /lib/modules). Si vous préférez, rezippez-le (tar zvyf linux-2.4.11 linux).

- La documentation (how-to French = 39 Mo !). Supprimez au moins les packages ou les répertoires dans /usr/doc qui ne vous correspondent pas (pcmcia pour un poste fixe...), supprimez /usr/lib/X11/doc une fois que votre serveur X fonctionne correctement.

- Supprimez les instructions de débuggage (strip nom_de_l_executable)

- Sur Mdk 7.x, surveillez vos /var/log/mail/ et /var/log/news/, qui ont tendance à enfler démesurément à la suite d'un bug dans /etc/logrotate.d/syslog.

- Supprimez les fichiers core (images mémoire pouvant être utilisées pour le débuggage). Pour les supprimer tous d'un coup : find . -name core -exec rm -f {} \; -print'. Pour éviter que ces fichiers ne se créent : ajoutez ulimit -Sc à votre /etc/profile.

- Regardez si le fichier /var/log/messages (les messages systèmes) n'enfle pas outre mesure. Si oui (ls -l), effacez. C'est ce genre de considération qui fait que certains conseillent de faire une partition séparée pour /var, afin d'éviter de bloquer le système avec un répertoire /var qui emplit toute la partition de travail.

attention Ne supprimez surtout pas les librairies ordinaires, le langage tcl/tk (utilisé par beaucoup de petits utilitaires), les outils de zippage-dézippage ; gardez un window manager, un shell, un File Manager, votre serveur graphique avec ses polices, LILO, votre noyau de démarrage (sachez que si vous démarrez à partir de DOS avec loadlin ?, le noyau présent sur la partition Linux ne vous sert à rien ! 500 ko de gagnés !).

Les quotas

L'administrateur peut décider de la taille maximale de disque attribuée à un utilisateur. Pour cela :

  • Mettre dans /etc/fstab l'option usrquota (et/ou grpquota) sur la ligne de chaque partition qui supportera des quotas. Mettez à jour la nouvelle option de montage par mount -o remount le_repertoire.
  • Activez les quotas par quotacheck -u /home. Ceci crée un fichier aquota.user dans la racine du système de fichiers concerné, ici /home ;
  • Donnez des droits utilisateurs par edquota -u Jules_Cesar. Cela vous ouvre un éditeur vi avec des valeurs par défaut facilement compréhensibles, dans lequel il ne vous reste qu'à remplacer ces valeurs par celles que vous souhaitez.
  • Activez les quotas par quotaon -a.
    attention ! Le système de quotas étant basé sur le comptage des inodes du système ext2, il ne fonctionne pas sur un système différent comme Reiserfs. Il y a une version spécifique de quota pour Reiserfs, mais encore en stade Beta.

Comment changer la priorité des processus ?

Imaginez que le plus gros de vos ressources soient occupées par une compilation ou une recherche, gênant votre travail. Vous pouvez changer sa priorité d'exécution en la lançant avec nice, qui ajuste la priorité d'un programme. Exemple :
nice -5 find / -name toto &.

Pour accélérer : nice -15 find / -name toto &. Vous avez droit à des chiffres entre -20 (plus haute priorité) et 19 (la plus basse). Ne pas oublier le signe - devant.

Si la tâche est déjà lancée, essayez renice. Exemple :
renice -15 1190. Ici, 1190 est le numéro de processus, identifié en ayant fait ps ou top.

top vous permet aussi de changer la priorité des processus (commande r). Des programmes d'administration graphique comme Webmin permettent aussi de faire ceci.

Encore plus fort : le batch. (Merci à Pierre Couvy)

Cela fait partie de la différence entre l'informatique domestique et le monde des grands systèmes, au même titre que le multi-utilisateurs.

Pour ne pas monopoliser une console, voire le PC à la mode zindozs (en cas de grosses compil par exemple), il y a mieux que le traditionnel bg, renice : le batch.

Le batch va vous permettre de lancer un travail souvent long ou d'une importance mineure. C'est encore le travail dont le résultat ne vous intéresse pas dans l'instant mais vous voudrez le retrouver, classer.
Tapez batch. Si la commande n'existe pas : at -qe -m now, saisissez votre commande, puis <Ctrl-d> : La commande va être lancée par le démon atd. Vous pouvez donc vous délogger sans tuer la tâche, ce qui n'est pas le cas de bg ou ma-commande&.
C'est un pas de plus vers la sécurité (avouez : combien compilent leur noyau dans une console sous le compte root ET ne restent pas devant leur écran !..o).
Plus important encore le travail batch ne consomme que les restes des ressources laissés par les autres taches (nice élevé) : la machine reste à votre service.
Le fin du fin : le travail terminé, un mail contenant les résultats (stdout) de la commande viendra vous en avertir (configurez une boîte recevant le mail local avec kmail, ou mail).
Enfin vous n'aurez plus d'excuse de ne pas utiliser su plutôt que le compte root: les mails sont envoyés à votre profil même si la commande batch ou at sont lancées sous root depuis un xterm en passant par su.
En résumé : simple, efficace, avantageux et élégant !!! plus d'info avec man batch ou man at.
Voici un exemple de commande batch (modifiée de la mandrake 7.2) :
  #! /bin/sh
        prefix=/usr
        exec_prefix=/usr
        exec /usr/bin/at -qe -m now "$@"
le -m sert à renvoyer un message même si il n'y a pas de résultat

Libérer de la RAM

Vous trouvez que le système est un peu gourmand en mémoire ?

Posez-vous des questions sur les services (daemons) lancés. Faites un ps -aux, et regardez ce qui est lancé. Il y a peut-être des services que vous n'utilisez pas.

Voici des daemons courants :

  • httpd : le serveur Apache. Sert des pages web. Rarement utile sur une machine cliente
  • mysql : la base de données mysql
  • nfsd : le partage de disques en réseau
  • smbd : les services d'échanges avec Windows en réseau
  • postmaster : la base de données postgresql
  • portmap : le service qui accepte les connexions distantes (sert à nfs , telnet ...)
  • inetd : le service qui détecte si un client a besoin d'un service (xtel, talk, ftp, telnet, finger...)
  • lpd : le service d'impressions. Avez-vous une imprimante.
  • crond : le service qui effectue les tâches à intervalles programmés
  • ssfd : pour les réseaux sécurisés (si vous êtes serveur seulement)

Pour arrêter un service : /etc/rc.d/init.d/service_a_arreter stop (sur Debian, pas de rc.d)
Plus de détails dans la FAQ

Vous verrez aussi en faisant ps -aux un certain nombre de mingetty. Il s'agit des consoles F1 à F6.
Si vous n'avez pas besoin de tout ça, (une seule suffit, et encore...), éditez le /etc/inittab, et commentez les lignes comme 2:2345:respawn:/sbin/mingetty tty2 (laissez-en quand-même une, sauf si vous êtes toujours en mode graphique)...
astuce Autre possibilité : ne commentez pas les lignes, mais enlevez seulement les chiffres des runlevels graphiques. De cette manière, vous aurez 6 shells lorsque vous n'utilisez pas le mode graphique, et moins lorsque vous avez X, gourmand en ressources.

200 ko de gagnés à chaque fois. Prendre cette modification en compte à chaud : init q.

Autre gain de place en RAM : en lisant le résultat de ps ax, vous verrez peut-être des lignes du genre :
sh /usr/sbin/quelque_chose
Ces lignes signifient que le programme quelque_chose a été lancé lors du démarrage par un shellet que ce shell n'a pas été quitté. Trouvez dans les fichiers d'initialisiation (quelque part dans /etc) ce qui lance ce service et rajoutez exec devant. Le shellsera quitté lors du lancement du programme. Qui a dit que les scripts fournis avec les distributions étaient écrits avec les pieds ? Chaque shell inutile en moins = quelques centaines de ko disponibles en plus.

Diminuer les animations et gadgets sur KDE (>= 2.2) : lancez kpersonalizer.

Comment démarrer plus vite ?

Linux démarre selon un niveau d'exécution défini dans le /etc/inittab (par ex level 5 pour X sous Redhat). Un certain nombre de services sont lancés automatiquement, un choix spécifique à chaque distribution. Il se peut que certains d'entre eux ne vous servent pas.

Vous pouvez supprimer selon votre cas de figure :
-lpd si vous n'avez pas d'imprimante
-crond et atd si vous n'utilisez pas la gestion de tâches programmable
-gpm, le gestionnaire de souris en mode texte,
-Sendmail si vous n'envoyez pas de courrier par cette méthode (et que vous utilisez Netscape Messenger, Kmail, Evolution, ..)
-Postgres si vous n'utilisez pas cette base de données...
Pour cela, vous pouvez lancer le setup de Redhat, ou un éditeur de Système V (ksysv ou tksysv)
Enfin sachez que des distributions démarrent particulièrement vite, comme Arch Linux ou Yoper.

Lancer un service

Un certain nombre de services (ou daemons) tournent en tâche de fond, attendant un ordre.
Généralement, ces services sont lancés par des fichiers situés dans /etc/(rc.d)/init.d/ (selon les distributions).

Ils se démarrent (sous root) à la main,
soit en tapant /etc/rc.d/init.d/nom_du_service start,
soit tout simplement service [nom_du_service] start (restart pour redémarrer).

Pour les interroger, remplacez start par status, et pour les arrêter, utilisez plutôt stop.

Pour le démarrage automatique, cela dépend des distributions. Sur Red Hat et dérivées, vous mettez le nom du service dans /etc/rcx.d/, précédé de symboles.

Exemple de contenu de rc5.d :
S71sound@
S85gpm@
S85httpd@
Ce dossier sera traité par ordre alphabétique. Le S (start)signifie que dans le runlevel 5, ces 3 services démarreront (K pour kill).
Le chiffre est arbitraire. Plus il est grand, plus se service aura une chance de démarrer après les autres. Dans notre exemple, deux services portent le numéro 85, mais cela n'a pas d'importance car leur nom est forcément différent, et comme g précède h, le système démarrera gpm avant httpd, ce qui dans ce cas n'a aucune importance.

Mettre à l'heure

Les utilitaires graphiques disponibles sur vos systèmes ne changent en réalité pas l'heure du BIOS, mais seulement l'horloge système UNIX. Pour la mise à l'heure en dur, faites hwclock --set --date="12/31/2001 14:20:00".
Pour vérifier le résultat : hwclock --show.
Pour syncroniser l'horloge système avec celle du BIOS : hwclock --hctosys.

Voyez aussi du coté de ntpd et ntpdate !

Stopper un compte sans stopper un programme appartenant à ce compte :

Imaginons que vous vouliez qu'un travail finisse (une compilation, par exemple), et que vous vouliez laisser votre machine à quelqu'un d'autre.

Tapez nohup la_commande tout simplement. Même après que vous êtes délogué, le programme tourne toujours.

Quelle est la versionde mon noyau ?

A l'invite, tapez uname -a. Lorsque vous demandez de l'aide, donnez toujours les renseignements sur votre distribution (Ex : Redhat 7.1), le noyau (ex : 2.4.11), et le serveur X (4.1).

Ne polluez pas les newsgroups si vous avez une version antédiluvienne (celle que je viens de citer !). Une version à jour du noyau est indispensable, surtout sur une machine neuve.

Récupérer un fichier effacé :

C'est difficile mais pas forcément impossible sous Unix en général.

http://www.freenix.fr/unix/linux/HOWTO/mini/Ext2fs-Undeletion-10.html

Midnight Commander

La méthode la plus simple et la plus répandue : Midnight Commander (mc) dispose d'un mode de récupération :<F9> Commande - récupération de fichiers. Problème : ne marche que sur ext2.

MC ne fait rien d'autre qu'utilier l'utilitaire recover (il existe une interface graphique appelée gtkrecover) qui permet de récupérer des fichiers effacés sur une partition ext2 assez facilement. recover.

avec grep

Grep est l'outil traditionnel pour récupérer des fichiers non binaires (càd. texte au sens large) effacés sous *NIX. Ça se fait logué en root en mode single User.

  1. Si votre système est utilisé par plusieurs utilisateurs : prévenez-les que vous allez les déconnecter :
    wall. Ce qui affiche pour tout le monde :
    System is going down to .... please save your work.
  2. Passez maintenant en mode single user :
    init 1
  3. Trouver les fichiers effacés malencontreusement :
    grep -b 'texte-recherché' /dev/[partition] > fichier.txt
    ou, si le texte recherché est trop commun : grep -a -B[nb de lignes avant] -A[nb de lignes après] 'texte' /dev/[partition] > fichier.txt
    Options :
    -i : ignorer la casse (rechercher aussi bien les lettres en minuscule qu'en majuscule) ;
    -a : rechercher dans les fichiers binaires comme si ils étaient des fichiers texte (attention au résultat)
    -B : afficher les N lignes de texte figurant avant le texte cherché ;
    -A : afficher les N lignes de texte figurant après le texte cherché ;
  4. Exemple : chercher les fichiers non binaires contenant le mot "étourdit" sur la partition /dev/sda6 :
    # grep -i -a -B10 -A100 'tourdit' /dev/sda6 > occurences_trouvees.txt
    Utilisez ensuite un éditeur en mode console ou cat pour afficher les occurences trouvées.
Pour reiserfs

reiserfsck --rebuild-tree -S sur un volume démonté. Permet de revenir sur un 'rm - fr'.

Liens

Réparer la table des partitions

Il peut arriver qu'une installation difficile fasse sauter la table des partitions. Une seule solution (plutôt que de tout réinstaller) : gpart.

Défragmenter

La manière dont Linux écrit sur son système de fichiers est assez propre, et la machine ne subit pas une fragmentation des fichiers notable dans la plupart des cas. Si vous tenez absolument à défragmenter (les habitudes ont la vie dure hé hé), vous pourrez trouver un programme du nom de e2defrag.

Redimensioner les partitions

Plus intéressant : pour redimensionner une partition ext2, vous pourrez vous procurer ext2resize. Malheureusement, c'est en mode texte seulement. DiskDrake (de Mandrake) est très intuitif, en mode graphique. Sinon, Gnuparted ou QTparted. Attention aux pertes de données !!

Avoir les accents français sur la console

Si votre console affiche des signes bizarres au lieu des caractères accentués, faites consolechars -f lat1-16.

Autre méthode pour lancer un xterm avec des polices utf-8 : xterm -u8 -fn fixed.

Sauvegarder

LA tache que beaucoup repoussent... jusqu'à ce qu'une fausse manip ou une panne matérielle le leur fasse, souvent chèrement, regreter. Heureusement pour les prévoyants, il est excessivement simple de sauvegarder un (des) dossier(s), une partition ou même un disque dur complet, qu'ils soient linux, windows ou autre.
Beaucoup d'entre vous connaissent et utilisent le pipefait pour un programme d'envoyer en live les données qu'il traite à un autre programme, qui montre ici un intérêt considérable puisque les données copiées ou clonées peuvent être (dé)compressées en même temps qu'elles sont écrites : puissant ça.

Résumé des indications détaillées sur la page Sauvegarder.

  • tar est très souvent utilisé (Thierry propose un script de sauvegarde semi-automatique sur le forum)
  • Sauvegarder ce qu'on veut avec cp :
    Ex: cp -a -v /partoche_à_sauver /partoche_ou_sauver
    Heu si vous connaissez plus simple et adaptable...
  • Sauvegarde de partition(s) avec dd :
    a) monter la partition où on veut mettre la sauvegarde
    b) copie exacte & compressée de (exemple) la partition 3 du disque dur externe USB /dev/sdc :
    dd if=/dev/sdc3 | gzip | dd of=/chemin_vers/sauvegarde.gz
  • Sauvegarde d'un disque dur complet :
    a) Monter la partition où on va mettre la sauvegarde (mais pas celle à sauvegarder! la démonter, et/ou utiliser un LiveCD),
    b) Faire la copie compressée de tout le DD (ici hda) :
      dd if=/dev/hda | gzip -v6 | dd of=/chemin_vers/sauvegarde_disque.gz
  • Copie de partition(s)
    Requis : la partition où cloner doit etre au moins aussi grande que celle à cloner
    a) Les partitions ne doivent PAS etre montées, donc booter sur un CD live genre Kaella, ou sur son système si on a 3 disques durs,
    Cloner la partition N du DD 1 sur la partition N du DD 2 :
      dd if=/dev/hdaN of=/dev/hdbN
  • Clonage directe de disque dur :
    Requis : un PC avec au moins 2 disques, celui où cloner étant de contenance égale ou supérieure à celui à cloner)
    a) Les partitions ne doivent PAS etre montées, donc booter sur un CD live genre Kaella, ou sur son système si on a 3 disques durs,
    Sauver l'image exacte du DD 1 et de son secteur de boot (MBR) avec :
    b1) dd if=/dev/hda of=/dev/hdb,
    b2) dd if=/dev/hda of=/dev/hdb bs=512 count=1
    Avec hda = le DD de néo-komsavala 01 & hdb le 2nd DD.
    Après ça le DD 02 est la copie exacte (clone) du DD 01.
  • Sauvegarde, redimensionnement et partitionnement de disques NTFS : voir ci-dessous
  • Après ça, personnelement je place ces sauvegardes sur un disque dur externe, et je grave les données que je ne peux pas perdre. Quant à la solution en réseau, elle s'impose si on a un LAN.

Sources :

 

linuxntfs logo Benelogo

linuxntfs logo sleepflintSauvegarde, redimensionnement et partitionnement de disques NTFS avec le projet Linux NTFS

Le but affirmé du projet Linux NTFS est d'apporter le support NTFS le plus complet sous Linux (en dépit des obstacles posés par ce FS fermé). Avec ntfsclone, ntfsresize --& ssh--, l'utilisateur sous Linux dispose d'outils puissants pour gérer des disques ou partitions NTFS.

En voici un excellent exemple (d'autant, on le rappelle, qu'ntfsclone et ntfsresize sont inclus dans toutes les bonnes distributions Linux dont Knoppix, au sein des ntfsprogs).

L'auteur (Edgar, consultant à Cologne & Bonn en Allemagne) venait d'acheter un portable Dell avec la dernière version de Windows (pour réaliser des tests).
Le disque dur SATA était partitionné en 3 dont une partition de 75 MO, de plus aucun CDRom Windows n'étant livré avec le PC. Edgar a donc utilisé Knoppix DVD pour :

  • linuxntfs logo elwinSauvegarder la partition Windows principale sur un PC au travers du réseau de son entreprise.
  • Redimensionner cette partition de 75 à 10 GO,
  • et créer 3 partitions étendues afin d'y installer ce qu'il voulait.

 Finalement, il n'a pas eu besoin d'utiliser la sauvegarde de Windows, le redimensionnement n'ayant entrainé aucun soucis.
Après avoir réalisé celà, il s'est apperçu --un peu tard-- qu'il aurait pu sauver les 2 autres partitions d'origines (restauration Dell), et créer simplement les partitions dont il avait besoin.

J'utilise personnelement ces outils pour sauvegarder / partionner / restaurer des partitions Windows XP Pro et XP Pro 64-bit. ÀAgrave; noter, la fragmentation de la MFT qui peut, exceptionnellement, empêcher le redimmensionnement quand on ne parvient pas à la déplacer. Je m'en suis sorti en utilisant le logiciel commercial DiskKeeper --et avec une bonne engueulade d'un des devs du projet ntfs-tools, que j'avais contacté trop tard pour procéder à des tests sur cette fichue MFT scotchée à la fin de la partition Windows !

Outils d'administration et de configuration

Linuxconf

Il s'agit là d'un outil graphique pour faire la plupart des réglages mentionnés dans ce guide de survie. Il ne se contente pas de faire les réglages, il les optimise et relance les parties du système si besoin.

Idéal pour configurer le réseau, les utilisateurs, les disques, le démarrage, l'heure, etc. Se lance tout bêtement par la commande linuxconf.

Webmin

À mon avis, encore mieux que Linuxconf. Vous avez une cinquantaine de fonctions (partages Samba, gestion des services, d'apache, ftp, telnet, etc., réglages de cron, les processus actifs...). Tous ces réglages sont accessibles à partir d'un navigateur web, local ou distant.

Le fonctionnement est très simple : la machine à paramétrer doit avoir un webmin qui tourne (se lance par /etc/rc.d/init.d/webmin start), de préférence lancé automatiquement au démarrage. La machine qui veut accéder aux réglages doit lancer dans un navigateur la commande : http://adresse_ip:10000/ (http://127.0.0.1:10000 par exemple).

attention Si vous avez perl-ssl sur votre machine, webmin démarrera automatiquement en mode sécurisé et vous ne pourrez y accéder que par https://adresse_ip:10000/. Encore faut-il que votre navigateur supporte https (ce qui n'était pas le cas de Konqueror 2x).

Trop cool pour Internet Explorer